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L'année 2008 marque le 60eme anniversaire de la declaration universelle des droits de l'homme.
Car a l'encontre de certains, qui disent que la DUDH à 60 ans est vielle alors que ces violations naissent chaque jour , il est clair que si tous les citoyens de ce monde lisent le texte de la dudh, adopté par les peuples du monde entier, il n'y aura pas une seule personne qui cède ces droits; il n'y aura pas une personne qui ose opprimer ou piétiner les libertés des autres.
Il va sans dire que la participation de la communauté de l'internet aurait du suivre le pas et faire valoir l'importance de sa part dans l'amélioration de la condition humaine
Dans un monde où les inégalités
et la violence ne cessent d'augmenter, l'homme
nécessite, plus que jamais, d'être promu et protégé. Cette
protection relève d'une entreprise collective qui est celle de la
communauté internationale tout entière.
Par son action en temps réel internet acquiert la légitimité nécessaire.
Par son étendue globale elle devient l'outil préventif de choix.
Plusieurs sites meme ceux dits de non-profit ou sites d'opinion ou de témoignages ou blogs etc, offrent des possibilités de contacts limitées par le format des fichiers transmissibles ou la spécialisation du site...parfois les possibilités sont inexistantes de montrer des abus graves.
Un des centres d'interrét de ce site c'est de monitorer cet aspect et/ou d'y remedier. Dans la mesure du possible et modestement bien sur.
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MERCI de nous re-joindre.
Des merveilles naturelles de notre planète qui n'ont pas la chance de figurer sur internet aussi souvent que les modèles de la perversion et de l'indifférence, voire la débauche ! et qui sont menacées par l'activitée humaine et les changements climatiques .
Une idée au fil de l'Histoire
De l'Edit de Nantes à la Déclaration universelle
Quatre étapes:
LA NAISSANCE DES DROITS EN ANGLETERRE | LES DECLARATIONS AMERICAINES | LA REVOLUTION ET LA REPUBLIQUE EN FRANCE | LE 20E SIECLE ET LA DECLARATION UNIVERSELLE |
On considère souvent les Dix commandements
énoncés dans l'Ancien Testament comme l'un des textes fondamentaux
d'une sorte de "préhistoire des droits de l'homme". Plus ancien encore,
le Code d'Hammourabi, fondateur du premier empire de Babylone vers 1730 avant J.C.,
est un recueil de 282 articles qui, à côté de règles établies pour les
tribunaux, détermine les droits de la famille et du commerce.
Ces
textes, cependant, comme les textes grecs et romains du même type, pour
importants qu'ils soient, ont pour seul objectif de fixer les règles de
fonctionnement des sociétés humaines. Et ne se préoccupent pas encore
des droits de la personne humaine. C'est la révolte contre l'arbitraire
des monarchies absolues qui va faire naître un nouveau type de
revendications. Ce mouvement des libertés est le plus précoce et le
plus soutenu en Angleterre. Il se poursuit en Amérique avec la conquête
de l'indépendance, pour culminer pendant la Révolution française avec
la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Mais Genève ne fut pas en reste, puisque, dès 1387,
le prince évêque Adhémar Fabri ratifia les ordonnances, coutumes,
franchises et libertés des citoyens de la ville et s'engagea à les
respecter, lui et ses successeurs, à perpétuité. Entre autres droits,
les Franchises de Genève reconnaissaient aux citoyens ceux de
n'être plus taillables et corvéables à merci et de ne plus pouvoir être
arrêtés arbitrairement. Elles garantissaient également aux étrangers la
sécurité des personnes et de leurs biens.
Deux siècles plus tard, en 1598, l'Edit de Nantes,
apparaît comme un jalon pionnier de la longue histoire de la conquête
des libertés publiques et individuelles. La proclamation de cet édit
est devenue, aujourd'hui, une référence intellectuelle universelle.
Cet édit de tolérance, unique en Europe, visait
à faire coexister deux confessions, catholique et protestante, avec les
mêmes droits au sein d'un Etat catholique. De nombreuses concessions
furent accordées aux protestants : outre la liberté de conscience, ils
pouvaient jouir de la liberté de culte. Sur le plan juridique, une
amnistie rendit aux protestants l'intégralité de leurs droits civiques.
Sur le plan politique, ils eurent accès à tous les emplois et eurent le
droit de porter des remontrances au roi. Enfin, une centaine de places
de sûreté leur furent accordées en signe de bonne foi.
[L'acte original, signé le 13 avril 1598,
a aujourd'hui disparu. L'original conservé à Paris, aux Archives
nationales, est un texte plus court, scellé au début de l'année 1599,
après des remaniements imposés par le clergé et le Parlement de Paris. Le contenu de l'Edit primitif nous est connu à travers une copie conservée à Genève.]
LA NAISSANCE DES DROITS EN ANGLETERRE
La Grande Charte des libertés d'Angleterre / 1215
Dès
le début du XIIIème siècle, la noblesse anglaise se révolte contre les
excès de la monarchie. A la suite de la multiplicité des abus, les
barons révoltés, émigrés en France, rédigent à l'abbaye cistercienne de
Pontigny (dans l'Yonne) la Magna Carta - aussi appelée Grande
Charte des libertés d'Angleterre. Considéré comme le premier texte
constitutionnel de l'Angleterre et le fondement de ses libertés, ce
long texte en latin de 63 articles fut imposé par les féodaux anglais à
leur suzerain Jean Sans Terre le 15 juin 1215.
La Charte énumère
les privilèges accordés à l'Eglise d'Angleterre, à la Cité de Londres,
aux marchands, aux dignitaires féodaux du régime et les garanties
précises concernant la liberté individuelle des sujets: "Aucun homme
libre ne sera arrêté ou emprisonné si ce n'est en vertu du jugement
légal de ses pairs ou en vertu de la loi du pays".
La
Charte est le premier texte établi contre l'arbitraire de la Couronne
et prévoyant des mesures de protection précises des libertés
individuelles. Il sera repris et élargi par la suite, entre autres le 5
novembre 1297 sous le règne d'Edouard Ier.
La Pétition des droits / 1628
Après
l'échec du siège de la Rochelle en 1627, Charles Ier d'Angleterre, en
lutte contre la France et l'Espagne, est contraint de convoquer le
Parlement pour lui réclamer des fonds. Avant de les voter, les membres
du Parlement au complet (Chambre des Lords et Chambre des Communes) lui
imposent la Pétition des droits (Petition of rights). Les 11
articles de ce texte garantissent à la fois des principes de liberté
politique (respect des droits du Parlement) et de libertés
individuelles (sécurité du peuple).
Parmi
ceux-ci: pas de levée d'impôt sans l'accord du Parlement, pas
d'arrestations arbitraires et de tribunaux d'exception, droit pour
l'accusé à une procédure régulière, respect des droits et libertés
selon les lois et les statuts du royaume Acceptée par le roi, la
pétition fut appliquée deux ans: la paix conclue, n'ayant plus besoin
du Parlement, Charles Ier régna en souverain absolu jusqu'à sa mort en
1649.
L'Habeas Corpus / 1679
Instituée
par l'Angleterre, la procédure d'habeas corpus garantit la liberté
individuelle contre les risques d'arrestations et de répressions
arbitraires. L'Acte de 1679 fut rédigé sous le règne de
Charles II par les membres du Parlement pour se protéger contre des
pratiques alors courantes. Il dénonce les abus et énumère des règles
précises concernant le respect des droits des accusés et des
prisonniers.
L'Habeas corpus (littéralement
"que tu aies ton corps") permet au juge d'ordonner que l'accusé lui
soit présenté en personne dans un délai de trois jours afin de
déterminer si sa détention est ou non légale. Des règles précises
déterminent la forme du "writ" (mandat). Toute cette procédure vise à
protéger le détenu, à lui éviter des transferts arbitraires, à lui
garantir des dommages et intérêts en cas de transgression et à
responsabiliser les exécutants en prévoyant amendes et sanctions pour
les fonctionnaires négligents.
La déclaration des droits / 1689
Imposé par le Parlement à la future reine Marie (fille de Jacques II) et à son époux Guillaume d'Orange, la Déclaration des droits
(Bill of rights) parachève la Révolution anglaise de 1688 en mettant
fin à l'absolutisme royal. Il s'agit, pour la première fois, d'un
véritable contrat établi entre les souverains et le peuple, lui-même
souverain, contrat qui met un terme au concept de royauté de droit
divin. Marie et Guillaume ne furent couronnés qu'après l'avoir signé.
La
Déclaration rappelle les nombreuses violations commises par Jacques II
sur les lois et les libertés et énumère les droits reconnus au peuple
depuis 1215. L'article premier énonce un principe essentiel: l'autorité
royale n'a pas force de loi; la loi est au-dessus du roi. Les autres
articles développent ce principe. Le peuple a le droit de pétition, le
droit de voter librement, des garanties judiciaires et
la protection de ses libertés individuelles. Peu de temps après, la
liberté de culte sera accordée aux protestants.
LES DECLARATIONS AMERICAINES
Le
libéralisme de l'Angleterre n'a pas d'effet sur sa politique coloniale.
En 1775, les treize colonies anglaises d'Amérique du Nord se révoltent.
La guerre d'indépendance, soutenue par la France à partir de 1778, va
durer jusqu'en 1783. Mais dès 1776, les anciennes colonies devenues
Etats Unis d'Amérique établissent des déclarations pour réclamer leurs
droits.
La Déclaration des droits de Virginie / Juin 1776
La Virginia Bill of Rights fut la première à être rédigée pour accompagner la Constitution de l'Etat de Virginie. Adoptée le 11 juin 1776, elle fut utilisée par Jefferson pour rédiger la première partie de la Déclaration d'indépendance et servit de base aux dix premiers amendements de la Constitution.
Les
18 articles de la Déclaration énumèrent des droits proches de la notion
moderne de droits de l'homme: égalité de tous les hommes, séparation
des pouvoirs législatif et exécutif, pouvoir au peuple et à ses
représentants, liberté de la presse, pouvoir militaire subordonné au
pouvoir civil, droit à la justice, liberté de culte. Les droits de la
personne humaine sont considérés comme des droits naturels, qu'aucun
régime ne peut réduire. Certains droits sont inaliénables.
Ce
texte, traduit en Français, eut lors de la Révolution française une
grande influence sur le comité chargé du travail sur la Constitution et
de l'élaboration de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
La Déclaration d'Indépendance américaine / Juillet 1776
Adoptée le 4 juillet 1776 à Philadelphie, rédigée par Thomas Jefferson, la Déclaration de l'Indépendance
"considère comme des vérités évidentes par elles-mêmes que les hommes
naissent égaux, que leur Créateur les a dotés de certains droits
inaliénables parmi lesquels sont la vie, la liberté, la recherche du
bonheur, que les gouvernements humains ont été institués pour garantir
ces droits". L'Acte de Confédération impose aux colonies libérées de
s'unir entre elles pour se défendre "contre toute violence ou attaque
qui, pour cause de religion, de souveraineté, de commerce, ou sous tout
autre prétexte, atteindrait toutes ou l'une d'elles" (art. 3). Ce
principe du droit de résistance à l'oppresseur justifiera la lutte des
peuples dominés et colonisés aux XIXème et XXème siècles.
La
plupart des anciennes colonies révisent leurs constitutions et huit
d'entre elles y incluent des déclarations de droits (1776-1783). Toutes
rappellent le droit à la liberté individuelle, établi en Angleterre par
la Magna Carta. Et toutes y ajoutent – à côté des droits de propriété, de réunion, d'expression - le droit à la liberté religieuse.
La Constitution de 1787 précisant les droits individuels fut complétée par dix amendements, adoptés en décembre 1791 sous le nom de Bill of Rights (Déclaration des droits).
LA REVOLUTION ET LA REPUBLIQUE EN FRANCE
Après
la prise de la Bastille (14 juillet 1789) et la capitulation du roi
Louis XVI, l'Assemblée nationale constituante, créée par des
représentants du tiers-état rejoints par des députés de la noblesse et
du clergé, vote dans la nuit du 4 août l'abolition de tous les
privilèges. C'est la fin du régime féodal en France. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen,
adoptée juste ensuite, est un texte historique fondamental, qui sera à
l'origine de tous les mouvements d'idées qui naîtront par la suite en
matière de droits de l'homme.
La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen / 1789
Réclamée par le député du Dauphiné Jean-Joseph Mounier et par La Fayette, héros de la guerre d'indépendance américaine, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, rédigée par l'abbé Sieyès, est adoptée le 26 août 1789
par l'Assemblée nationale constituante. Elle comporte 17 articles,
n'est pas considérée par les votants comme exhaustive et devait être
complétée.
Le début du premier article: "Les hommes
naissent et demeurent libres et égaux en droits" sera repris presque
tel quel par la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948.
Ce "credo du Nouvel Age" (Michelet) énonce des principes fondamentaux
d'ordre politique: la souveraineté nationale (art. 3), le système de
gouvernement représentatif (art. 3), la primauté de la loi (9
articles), la séparation des pouvoirs (art. 16). Et attribue aux
peuples et aux individus des droits toujours actuels: le droit à la
résistance contre l'oppression (art. 2), la présomption d'innocence
(art. 9), la liberté d'opinion et de religion (art.10), la liberté
d'expression (art. 11), le droit à la propriété (art. 17).
En 1791, Olympe de Gouges, femme de lettres, écrira un projet de Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne,
qui reprend, article par article, la déclaration de 1789, jugée par
elle trop "sexiste". Son auteur sera guillotinée avant d'avoir pu la
faire adopter.
La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de l'an I / 1793
La
déchéance du roi et la proclamation de la République annule la
Constitution de 1791. Placée en tête de la nouvelle Constitution, une nouvelle Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est votée par la Convention le 23 juin 1793.
Ses 35 articles reprennent les principes de la Déclaration de 1789
en insistant sur l'égalité, qu'elle place au premier rang des droits
naturels et imprescriptibles. Elle insiste également sur la notion de
solidarité et énonce un certain nombre de droits nouveaux: droit à
l'assistance (art. 21), droit au travail (art. 17 et 21), droit à
l'instruction (art. 22), droit à l'insurrection (art. 35). L'article 18
("Tout homme peut engager ses services, son temps, mais il ne peut se
vendre ni être vendu") est le tout premier à s'élever contre
l'esclavage (sans le nommer). Il faudra attendre 1848 pour que la
pratique en soit réellement abolie.
La Déclaration des droits et des devoirs de l'homme et du citoyen / 1795
Plus restrictive que les deux précédentes, cette Déclaration
les remplace à la tête de la nouvelle Constitution après la chute de
Robespierre. Son but, après les excès de la Terreur, est de rétablir
l'équilibre entre droits et devoirs. Elle supprime entre autres tous
les nouveaux droits de la Déclaration de 1793.
La Constitution de la Seconde République et l'abolition de l'esclavage / 1848
Après la révolution de février 1848, le gouvernement provisoire rédige une nouvelle Constitution.
Elle établit le suffrage universel, abolit la peine de mort en matière
politique, réduit les heures de travail, prend des mesures sociales,
garantit la liberté d'enseignement, la liberté du travail, donne le
droit d'association et de pétition et abolit l'esclavage sur tout le
territoire français (y compris les colonies).
L'esclavage
perdurait dans toutes les colonies des pays d'Europe et même aux Etats
Unis. Malgré l'influence de plusieurs députés (dont La Fayette,
Mirabeau, Condorcet), le terrifiant Code Noir édicté par Colbert en
1687 sous le règne de Louis XIV continuait à le réglementer dans les
colonies françaises. En 1789, l'Assemblée Constituante, sous la
pression des députés des Antilles, refuse de le supprimer. La traite
des esclaves est cependant interdite en 1793.
Une première
abolition de l'esclavage, due à la Convention montagnarde en 1794,
suivra le soulèvement de Saint-Domingue mené par Toussaint Louverture
(qui donne à l'ex-colonie française devenue indépendante le nom
d'Haïti). Mais en 1802, le Premier Consul Bonaparte (marié à une
créole) le rétablit.
L'abolition définitive de l'esclavage en 1848 est dû au travail et à la lutte de Victor Schoelcher.
Membre du gouvernement, il sera député des Antilles, puis exilé durant
le Second Empire pour s'être opposé au coup d'Etat de 1851. Après
l'abdication de Napoléon III, il est élu député de La Martinique en
1871, puis sénateur inamovible jusqu'à sa mort en 1893.
LE VINGTIEME SIECLE ET LA DECLARATION UNIVERSELLE
Partout
dans le monde, après le choc de la première guerre mondiale, de
nouvelles déclarations apparaissent. En Amérique centrale avec la Constitution des Etats Unis mexicains (1917), en Russie avec la Déclaration soviétique des droits du peuple travailleur et exploité (1918), en Allemagne avec la Constitution de Weimar (1919). Mais c'est avec la Déclaration des droits de l'enfant ou Déclaration de Genève, adoptée en 1924 par la Société des Nations, que le mouvement des droits de l'homme prend une dimension internationale.
La seconde guerre mondiale va accélérer ce processus: la Charte de l'Atlantique, issue d'une rencontre entre Churchill et Roosevelt sur un navire de guerre en 1941, sera très vite suivie en janvier 1942 par la Déclaration des Nations unies:
26 Etats s'y déclarent unis pour lutter contre les puissances
germano-italiennes de l'Axe et promettent de le rester après le conflit
pour créer une organisation internationale oeuvrant pour la paix dans
le monde.
Adoptée le 26 juin 1945, la Charte des Nations unies
signe à la fois la création de l'Organisation des Nations unies et la
consécration internationale des Droits de l'homme, dont la défense est
reconnue comme indissociable de la recherche de la paix. Suivront l'Acte constitutif de l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture) en 1945, puis la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies, à Paris, le 10 décembre 1948.